16-03-2016

Développement durable : sensibilisation et engagement

La tenue à Paris de la COPP21 a donné lieu à de nombreux articles, émissions, reportages sur le dérèglement climatique et les risques associés. A l’ENSTA Bretagne, de nouvelles actions sont menées chaque année pour réduire l’empreinte écologique de l’école. Si la nature même du métier d’ingénieur vise à imaginer des solutions plus performantes et plus durables, des modules sont proposés aux étudiants pour approfondir ces problématiques. En recherche, de nombreux projets contribuent à l’émergence de systèmes plus respectueux de l’environnement dans les domaines automobile, naval, aéronautique…

Campus responsable

Installés sur plus de 7 hectares de campus, ce sont près de 1200 personnes qui travaillent, étudient, vivent chaque jour à l’ENSTA Bretagne. En matière d’éclairage, de chauffage et d’isolation, des investissements sont réalisés chaque année pour réduire l’empreinte écologique de l’école. La chasse aux consommations inutiles est également engagée (chauffage, électricité).

Pour les espaces verts, depuis plusieurs années, l’école n’utilise plus d’engrais phytosanitaires (y compris la pelouse du terrain de sport). Ils ont été remplacés par du compost naturel. Le papier utilisé (2 millions d’impressions environ annuellement) intègre 50% de matières recyclées. Cela passera progressivement à 75 % d’ici 2017.Le tri sélectif est également mis en place sur l’ensemble du campus.

A l’horizon 2017, ENSTA Bretagne sera raccordée au réseau de chaleur de la ville. Alimenté à 85 % par l’incinération des déchets ménagers (Spernot), le réseau qui comptabilise actuellement 25 km de canalisations va être porté à 45 km pour permettre un équivalent de 30 000 logements chauffés. Le système limite fortement les rejets de C02 dans l’atmosphère et réduit la dépendance de l’établissement au gaz.

Des ingénieurs responsables former à innover

En 2e année, dans le cadre d’un projet (UV 2.4), tous les élèves-ingénieurs peuvent travailler sur le bilan carbone d’une installation. Outre l’apprentissage du concept de Bilan Carbone et des mesures qu’il intègre, les étudiants sont amenés à évaluer les équivalents tonnes de C02 et à émettre des suggestions pour limiter l’impact environnemental de l’installation choisie.

Les élèves-ingénieurs qui optent pour l’option « Ingénierie et Gestion des Organisations » sont particulièrement sensibilisés à la responsabilité de l’ingénieur. La spécialisation intègre des cours de management de la qualité, d’éco-conception... Elle donne également des clefs de compréhension sur l’environnement des projets industriels : contextes social, économique et politique à l’échelle européenne et internationale sans oublier la partie analyse des risques.

Mastère spécialisé expert en énergies marines renouvelables
une formation bac+6 unique en France

En complément d’une formation en mécanique ou électrotechnique, le MS EMR forme les chefs de projets qui développent la filière des énergies marines renouvelables : Quelles énergies capter ? Avec quels systèmes ? Quelles interactions avec l’environnement marin et côtier ? Quel contexte social, économique et juridique ?

Cette formation labellisée par la Conférence des Grandes Écoles réunit l’enseignement supérieur brestois (UBO, Ecole navale, Télécom Bretagne...) et de nombreux organismes et industriels de référence.

Recherches menées en faveur de l'environnement

Sciences mécaniques

Institut de Recherche Dupuy de Lôme / ENSTA Bretagne

Des systèmes de transport moins énergivores

L’industrie cherche à produire des véhicules plus légers, qui consommeront moins de carburant : automobiles, avions, mais aussi navires. ENSTA Bretagne est un partenaire privilégié pour identifier la durée de vie de ces structures « allégées », où les composites collés remplacent par exemple les aciers soudés. La tenue en fatigue des systèmes mécaniques est une préoccupation majeure de l’industrie : gains de performances et de sécurité d’une part, réductions des maintenances, des consommations de carburants et des émissions de gaz à effet de serre d’autre part. ENSTA Bretagne élabore des modèles numériques de prédiction qui sont validés lors d’étapes expérimentales, grâce aux moyens d’essais de la plate-forme technologique MASMECA .
Exemples de partenaires : Airbus, PSA , DCNS…

Développer les énergies marines renouvelables (EMR)

Les composites, associés à une technique de collage au métal, contribuent à la compétitivité de la filière EMR. Il s’agit de concevoir des systèmes qui fonctionneront durablement en mer, en limitant les maintenances. Après une chaire de recherche et ses contributions au développement d’éoliennes offshore et  d’hydroliennes avec les PME bretonnes, les travaux sur le collage se poursuivent, portés par l’ANR*, France Energies Marines et les Investissements d’Avenir : programmes COSICO et INDUSCOL .

Des navires tractés par des cerfs-volants

BeyondTheSea© est un projet labellisé par l’Ademe et le pôle Mer Bretagne Atlantique, porté par le navigateur Yves Parlier.
Tracter des navires en utilisant des voiles de kite réduirait de 20% les consommations de carburant. Impliquée depuis l’origine, ENSTA Bretagne conduit les études sur le pilote automatique du kite, la structure d’un kite géant, le dimensionnement de l’aile, la manoeuvrabilité et la tenue à la mer du navire.
Plus d’infos : www.beyond-the-sea.com

Observatoires marins - détection de pollutions

Laboratoire Lab-Sticc / ENSTA Bretagne

Détecter les pollutions à la surface de l’océan

ENSTA Bretagne a participé au programme européen NETMAR en développant une méthodologie de détection électromagnétique (surveillance radar) de la présence d’hydrocarbures.

 

Pour les besoins de la démonstration à Porto au Portugal, les 28 et 29 mai 2015, du popcorn a été dispersé en mer. Le système de télédétection et d’alerte « pollution », situé à quai, a fonctionné et validé ce nouveau type d’observatoire

Écouter et dénombrer les mammifères marins

L’équipe acoustique passive analyse les données issues d’hydrophones (méthode efficace, durable et non intrusive)
pour mieux comprendre l’environnement marin. Une des
applications concerne la surveillance des populations de
mammifères marins. L’équipe revient d’une campagne avec
l’IUEM en terres australes. Un nouveau projet, financé par la
fondation TOTAL , vise à suivre les baleines dans 3 zones
maritimes à l’aide d’un glider (robot sous-marin autonome).

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