Laure Bonnefon (promotion 2014), ingénieure calculs dans l'industrie aéronautique.

 Laure Bonnefon, diplômée ENSTA Bretagne, ingénieure calculs secteur aéronautique

Originaire du Sud-Ouest de la France et petite-fille d'aviateur, Laure est depuis toujours passionnée par le secteur aéronautique. Après sa prépa MPSI puis PSI, elle intègre l'ENSTA Bretagne et choisit la spécialisation modélisation mécanique. Pour son projet de fin d’études, elle intègre l’entreprise Éxameca Développement située à Pau où elle conçoit une pièce d’habillage de trains d’atterrissage d’A380 et développe un prototype de composant de moteur d’avions LEAP. A la fin de son stage, on lui propose de signer un CDI en tant qu’ingénieure calculs sous statut cadre avec une évolution rapide vers un poste de chargée d’affaires.

« Notre bureau d’études, qui a intégré le groupe AD Industrie (1500 personnes), est en phase d’expansion. Il emploie actuellement une trentaine de salariés et recrute chaque année 2 à 3 techniciens ou ingénieurs.

Mon métier d'ingénieure calculs consiste à concevoir et dimensionner des pièces qui équiperont les avions et hélicoptères de demain. Mon travail au quotidien est bien plus diversifié que ce qu’imagine la plupart des gens. En plus du métier d’ingénieure calculs, je prends part à des activités transverses telles que les relations clients ou la qualité. Je pilote par exemple l’« amélioration continue » au sein de mon entreprise qui a fait de cette activité l’une de ses priorités.

Prochainement, ma mission va évoluer de plus en plus vers du management avec l’encadrement d’une équipe, sans toutefois délaisser mon rôle d’ingénieure calculs ».

En mars 2015, Laure a reçu le « prix de la vocation féminine dans les métiers technologiques et industriels » décerné par l’UIMM Aquitaine :

"J'ai été très agréablement surprise de savoir que mon nom avait été retenu pour ce prix.  J'ai candidaté d'une part pour mettre en lumière Exameca Développement, qui m’a fait confiance lors de mon embauche et en me confiant très rapidement des responsabilités. D'autre part, j'ai souhaité faire passer un message aux jeunes filles. Elles sont encore trop peu nombreuses à se lancer dans des études scientifiques et techniques par peur que les métiers d’ingénieurs ou de techniciens soient plus difficiles pour elles que pour les hommes. Je voudrais, au travers de mon propre exemple, leur prouver que ces fonctions sont compatibles avec une vie de femme, et qu’il n’est pas plus difficile pour une femme que pour un homme de se faire respecter dans un univers professionnel majoritairement masculin. J’en ai fait l’expérience.

Je voudrais que les jeunes filles croient en elles, qu’elles croient en leur potentiel, qu’elles croient en leur valeur ajoutée, et surtout qu’ensemble, on arrive à changer les idées reçues concernant la place de la femme dans l’industrie. Elles aussi ont le droit d’avoir une passion, de la mener jusqu’au bout et de travailler sur les projets qui leur tiennent à coeur. Cette mutation dans notre société est nécessaire pour répondre aux challenges industriels de demain.

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